Le moustique tigre revient.

 

Plus petit que les autres espèces, il mesure généralement moins d’un centimètre. Son signe distinctif est une unique ligne blanche visible à l’œil nu, dans le sens de la longueur et au centre de son dos noir (qu’on appelle scutum). Des rayures noires et blanches parent ses pattes et son corps, ce qui explique son nom. En revanche, ses ailes n’ont pas de rayures. Une fois fécondées, les femelles ont besoin de sang car il contient les protéines essentielles pour leur progéniture. Agressive, cette espèce diurne pique de jour, de préférence à l’aube et au crépuscule.

 

Le moustique tigre est une espèce invasive. Il a donc ce qu’on appelle une grande plasticité écologique. Cela signifie qu’il s’adapte à de nombreux environnements et habitats. Ainsi, il progresse sur le territoire français à grande vitesse. C’est en ville que l’espèce se plait le mieux. Certains œufs d’Aedes albopictus peuvent se mettre en diapause (ou dormance) pendant l’hiver. Autrement dit, ils arrêtent leur développement et attendent des conditions idéales pour éclore, au printemps suivant. Ils peuvent également survivre plusieurs mois sans eau...

 

Vider ou traiter les gîtes larvaires des moustiques tigres

La femelle albopictus pond ses œufs partout où l’eau stagne (vases, flaques d’eau, pneus, etc.). Les larves n’ont besoin que d’un centimètre d’eau stagnante durant cinq jours pour se développer. Les autres espèces, et notamment Culex pipiens (notre moustique national), ont généralement besoin de plus d’eau. Le premier geste de régulation des populations de moustiques est la suppression des larves dans les gîtes larvaires. Il faut agir dès le printemps pour éviter l’éclosion des premiers moustiques tigres.

 

Les gîtes larvaires peuvent être d’origine :

  • Naturelle (creux d’arbre, trous dans la roche, feuille d’arbre...)
  • Artificielle (tout objet laissé à l’abandon ou à l’extérieur, vases, pots, intérieur de pneus, système d’évacuation d’eau obstrué…)

Cette diversité rend la suppression de gîtes larvaires fastidieuse.

 

Il existe différents larvicides sur le marché à base de substance active naturelle comme le Bacillus Thuringiensis ou avec des substances issues de la chimie traditionnelle comme le Diflubenzuron ou S-Méthoprène.

La lutte avec un produit utilisable en agriculture biologique

 

Il existe aujourd’hui des contraintes fortes sur les méthodes chimiques et des attentes sociétales différentes.

 

Le moustique tigre : vecteur de maladies

Aedes albopictus est le vecteur de la dengue, du chikungunya et du virus Zika. 

Voici de quelle manière : 

  • Il pique une personne ou un animal infecté,
  • Il ingère les parasites, virus ou bactéries contenus dans le sang,
  • Quelques jours plus tard (incubation) l’insecte contaminé pique une personne saine,
  • A cette occasion, il peut transmettre l’agent pathogène.

 

Afin d’éviter la transmission des virus et la propagation des agents pathogènes, il est nécessaire de lutter contre les moustiques potentiellement vecteurs de maladies et leurs larves. Désormais, les organismes privés (les sociétés de lutte antiparasitaire) peuvent participer à la lutte antivectorielle organisée par les ARS. 

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